Aller à la navigation Aller au contenu

Une protection sprinkleur toujours plus performante

Fin 2010, selon Business Immo Logistics Survey, les entrepôts logistiques et industriels représentaient près de 38 millions de m2 en France. Un marché en pleine expansion soumis à un risque majeur : l’incendie. Pour le maîtriser au plus vite, le sprinkleur, qui reste la solution la plus adaptée, évolue sans cesse. Zoom sur la nouvelle génération de sprinkleur, plus efficace et respectueuse de l’environnement.

 

 

Brevetée en 1872 par Philip W. Pratt et développée deux ans plus tard par Henry Parmelee aux Etats-Unis, la protection sprinkleur est rapidement devenue un domaine d’expertise de FM Global. Dès 1891, l’assureur mutualiste définissait ses premières règles concernant l’installation des sprinkleurs en fonction de l’activité à protéger. 131 ans plus tard, la protection sprinkleur a évolué et FM Global fait toujours office de précurseur en la matière.

À la fois détecteur d’incendie et extincteur automatique, le sprinkleur, est aujourd’hui le principal système de protection automatique contre l’incendie. Un statut amplement mérité au regard de son efficacité. « Si l’installation sprinkleur est dimensionnée suivant les standards FM Global, et qu’elle est pleinement opérationnelle, le feu sera maîtrisé dans 100 % des cas », précise Pierre Garcia, Spécialiste formation clients Europe du Sud chez FM Global. « Les statistiques FM Global montrent par ailleurs que, dans 73 % des cas, le feu est maîtrisé avec seulement 1 à 9 sprinkleurs. »

« Le coût des sinistres est six fois plus faible dans un bâtiment “sprinklé” que dans un bâtiment qui ne l’est pas », ajoute Loïc Le Dréau, Directeur de souscription et clientèle pour l’Europe du Sud chez FM Global, dans une interview accordée à Expoprotection.

 

Une protection sprinkleur qui évolue pour s’adapter aux nouveaux enjeux

Reste qu’un réseau de sprinkleurs correspond généralement à une installation conséquente : une réserve d’eau importante, une pompe incendie principale capable de fournir des débits de plusieurs centaines de m3/h, des têtes sprinkleurs couvrant en moyenne 10 m²… « Le coût de l’installation peut atteindre 2 à 3 % de l’investissement industriel », souligne Loïc Le Dréau.

Pour diminuer ces coûts tout en répondant au mieux aux nouveaux défis de la protection incendie (activités dangereuses, nouvelles configurations de stockage, utilisation de nouveaux emballages, etc.), la technologie sprinkleur évolue avec son époque. FM Global, grâce à son pôle de recherche, installé dans la campagne de la Nouvelle Angleterre aux Etats-Unis, est aux avant-postes de cette évolution permanente. Un laboratoire d’hydraulique permet notamment de réaliser divers essais hydrauliques et mécaniques, afin de déterminer, scientifiquement et empiriquement, les performances des sprinkleurs.

En 2009, les ingénieurs FM Global se sont ainsi rendu compte que les appellations élaborées jusqu’ici (ci-dessous) ne reflétaient pas réellement le rôle de chaque sprinkleur.

  • “Contrôle mode densité” (Control Mode Density Area), qui permet d’arroser directement vers le sol où se situe le foyer
  • “Contrôle mode application spécifique” (Control Mode Specific Application), quia été développé spécifiquement pour les zones de stockage
  • “Mode suppression” (Early Suppression Fast Response),  qui se déclenche au tout début de l’incendie pour l’éteindre rapidement.

Lors d’essais récents, il a été démontré que dans certaines configurations, les sprinkleurs “Contrôle mode densité” (CMDA) étaient capables de réaliser l’extinction complète de l’incendie, alors que les sprinkleurs “Mode suppression” (ESFR), toujours dans certaines configurations, réussissaient à circonscrire le feu sans l’éteindre complètement.

« Nous avons donc décidé d’établir une nouvelle classification,basée non plus sur les performances attendues, mais sur l’affectation prévue ou l’activité qu’ils protègent », explique Pierre Garcia :

  • Sprinkleurs “stockage” (dans les entrepôts principalement)
  • Sprinkleurs “hors stockage” (pour les activités de production, transformation, process, et activités tertiaires)
  • Sprinkleurs “protection spéciale” (utilisés notamment pour protéger les tours de refroidissement, les gaines, ou les environnements corrosifs).

 

Des sprinkleurs moins chers et plus respectueux de l’environnement

Utilisée par les fabricants de sprinkleurs, cette nouvelle terminologie a permis de revoir les facteurs qui importent le plus aujourd’hui pour une protection optimale :

  • L’ouverture de la tête sprinkleur, ou “facteur K” (plus elle est importante, plus le débit d’eau l’est)
  • L’orientation de la tête (elle peut être debout ou pendante afin de s’adapter au mieux aux différentes configurations spatiales). Généralement pour une activité de stockage, une tête orientée vers le bas aura une efficacité améliorée.
  • La température de calibrage : plus celle-ci est basse, plus les têtes se déclenchent rapidement et plus le feu peut être maîtrisé dès les premiers instants.
  • Le temps de réponse (RTI : Response Time Index) d’un sprinkleur. Plus la réponse est rapide et plus vite se déclenchera la tête sprinkleur.

Avec cette nouvelle approche, et bien paramétrés, les sprinkleurs gagnent en efficacité tout en étant plus simples et moins onéreux pour les entreprises. Pour certaines activités et pour des hauteurs sous toiture bien spécifiques, il est aujourd’hui possible d’installer des sprinkleurs couvrant des surfaces de 18 à 36 m² par tête. « Une évolution significative pour les entreprises, reprend Pierre Garcia. Cela veut dire moins de têtes, moins de tuyaux, moins de vannes. » Des coûts d’utilisation et d’installation allégés qui vont de paire avec une sensibilité environnementale plus forte : en optimisant les installations, la quantité d’eau utilisée pour maîtriser  un incendie (eau des sprinkleurs + eau utilisée par les pompiers) sera bien inférieure à ce qu’elle pouvait être avant.

Le fonctionnement d’un sprinkleur

Les têtes sprinkleur, fixées au plafond et reliées à un réseau de tuyauteries remplies d’eau sous pression, protègent de manière automatique les biens et les personnes qui pourraient être touchés par un incendie. Comment ? En détectant un départ de feu, puis en l’éteignant, ou tout du moins en le circonscrivant à une zone limitée. Sous l’effet de la chaleur de l’incendie et des fumées dégagées, l’ampoule ou le fusible du sprinkleur rompt ou fond pour libérer l’eau maintenue sous pression dans les canalisations, et arrose ainsi la zone concernée par l’incendie. La chute de pression provoquée par l’ouverture de la tête du sprinkleur actionne enfin un gong hydraulique qui donne l’alarme.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

Découvrir