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Changement climatique : il est temps d’agir

Dans la mesure où aucune réglementation internationale digne de ce nom ne se profile en matière d’environnement, et où la probabilité d’un changement climatique majeur augmente de jour en jour, les entreprises doivent aujourd’hui passer à l’action.

 

 

La nature perturbe les chaînes d’approvisionnement depuis la nuit des temps, mais ces dernières sont aujourd’hui beaucoup plus complexes et le réchauffement climatique provoque toujours plus d’événements météorologiques extrêmes. Outre la multiplication des inondations, feux de forêts et tempêtes de grande ampleur, la baisse du niveau des rivières peut aussi avoir de graves répercussions : en 2018, le Rhin, voie fluviale la plus fréquentée au monde, a par exemple été impraticable pour certains types de bateaux. Faute de matières premières, l’activité de plusieurs usines a dû être interrompue. En 2017, les assureurs avaient déboursé 135 milliards de dollars pour indemniser les dommages causés par Mère Nature, tandis que les pertes non assurées atteignaient un montant estimé encore plus élevé.

 

Malheureusement, les risk managers de grands groupes ne sont pas toujours au fait des dernières avancées en matière de modélisation climatique. Selon une étude de 2018 portant sur 11 000 entreprises internationales cotées en bourse, la prise en compte rigoureuse des risques matériels pourrait faire baisser leur valeur de 2 à 3 % en moyenne, voire de 4 à 4,5 % dans le secteur des utilités et l’industrie pétrolière et gazière. La valeur de certaines entreprises pourrait même chuter de 20 %.

 

Dans le même temps, agences de notation financière et assureurs continuent de réévaluer le risque climatique grandissant, tandis que les primes et les coûts d’emprunt – deux indicateurs qui affectent l’économie réelle – varient à peine. Et lorsque les marchés réévaluent le risque d’une entreprise, ils le font quasiment du jour au lendemain : en janvier 2019, PG&E, géant américain du secteur énergétique, a par exemple dû demander à bénéficier de la protection de la loi sur les faillites lorsque ses assureurs et créanciers ont constaté que la société risquait de devoir verser des milliards de dollars de dommages en raison de sa responsabilité dans les feux de forêts qui ont dévasté la Californie.

 

Certes, une entreprise touchera des indemnités en cas de sinistre, même au titre d’une police d’assurance bon marché. Mais cette stratégie reste beaucoup moins payante qu’une véritable démarche de prévention des sinistres. Pour s’adapter aux nouveaux risques climatiques, les entreprises doivent mettre en œuvre un certain nombre de mesures essentielles. C’est là qu’intervient FM Global : l’assureur dommages s’est donné pour mission d’aider ses clients à renforcer la résilience de leurs sites, qu’il s’agisse de sièges sociaux, d’usines ou de centres de recherche. En simulant en laboratoire des feux de forêts, ouragans et autres catastrophes naturelles, ses équipes permettent aux assurés de mieux comprendre comment se protéger contre ces risques en constante augmentation. Une approche préventive qui a porté ses fruits à Porto Rico en 2017 : après le passage de l’ouragan Maria, l’un des seuls bâtiments encore debout appartenait à un groupe pharmaceutique assuré par FM Global. Grâce à la toiture renforcée qui a résisté à des vents de 240 km/h, la production n’a connu aucune interruption et l’assureur a économisé une somme conséquente.

 

Mais pourquoi les entreprises ne prennent-elles pas les devants ? Parce qu’elles ne veulent pas paraître vulnérables. Même si les assureurs estiment que chaque dollar investi dans des mesures préventives évite d’en dépenser cinq dans la reconstruction, être le premier à intégrer l’augmentation des risques naturels dans ses communications financières peut représenter un désavantage concurrentiel. Comme l’a déclaré le responsable développement durable d’un grand groupe agroalimentaire européen : « Vous serez pénalisé ». Selon l’agence de notation S&P Global, seuls 15 % des entreprises figurant dans son indice boursier ont communiqué sur l’impact des événements météorologiques sur leurs résultats, et moins de 5 % ont quantifié les pertes, qui correspondent à une réduction des bénéfices de 6 % en moyenne.

 

De leur côté, les agences de notation intègrent progressivement les risques matériels liés au changement climatique dans leurs critères d’évaluation. En conséquence, les modifications de notation se succèdent à un rythme de plus en plus soutenu. En 2017, 42 abaissements de note de crédit effectués par S&P étaient principalement liés à des risques matériels. Bien que certains cas extrêmes soient susceptibles d’éloigner investisseurs et assureurs d’une entreprise, ils peuvent également être considérés comme une opportunité. C’est l’approche adoptée par Royal DSM, groupe néerlandais du secteur de la chimie : à proximité de ses sites implantés en zone de sécheresse, la société aide les municipalités à mettre en œuvre des techniques de récupération de l’eau. Elle incite ainsi les autorités locales à construire des infrastructures plus résilientes, initiant une sorte de troc « emplois contre protection du climat ». À l’heure où la communauté internationale commence à prendre au sérieux l’impact du réchauffement climatique, cette stratégie semble plus pertinente que la politique de l’autruche.

 

La résilience, c’est un choix.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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