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Catastrophes naturelles : vos sites sont-ils prêts à y faire face ?

Une catastrophe naturelle peut perturber considérablement l’activité d’un site de production. Imaginez que votre usine (ou celle de votre principal fournisseur) soit paralysée pendant plusieurs semaines ou mois : vous devrez probablement faire face à des pertes de revenus et de valeur actionnariale, et votre réputation risque d’en pâtir. Sans compter que, si vos concurrents ne sont pas touchés, ils pourraient conquérir de nouvelles parts de marché.

 

 

Une police d’assurance est certes indispensable pour couvrir vos pertes en cas de sinistre, mais elle ne vous permettra peut-être pas d’en effacer toute trace. C’est pourquoi il est essentiel de prendre des mesures pour éviter qu’un sinistre se produise, ou limiter ses conséquences le cas échéant.

Voici sept conseils destinés à limiter l’impact potentiel d’une tempête, d’un tremblement de terre ou d’un incendie sur vos sites de production :

 

1- Soyez transparent avec votre assureur dommages. S’il dispose d’ingénieurs qui peuvent identifier les vulnérabilités de vos sites, bâtiments ou équipements, saisissez cette opportunité. Vos installations sont peut-être exposées à des risques d’inondation, de séisme ou d’ouragan dont vous n’avez pas conscience. Votre assureur pourrait être en mesure de formuler des recommandations détaillées pour vous aider à éliminer ces vulnérabilités, plutôt que de calculer votre prime sur la base de tables actuarielles sans examiner vos risques spécifiques.

 

2- Soyez au fait des risques qui pèsent sur votre entreprise. Pour définir vos priorités d’investissement, commencez par identifier les sites qui ont une importance stratégique en termes de résultats financiers. Le site le plus critique n’est pas forcément celui auquel on pense. En analysant l’organisation d’un grand groupe industriel à l’échelle mondiale, nous avons par exemple constaté qu’un joint en caoutchouc breveté, enfoui dans les profondeurs de son produit phare, est en fait la pierre angulaire de son chiffre d’affaires. En cas de fermeture de l’usine fabriquant ce joint, il faudrait plusieurs mois pour relancer la production sur un autre site. L’assuré a donc décidé de protéger cette usine en priorité.

 

3- Mettez en place un plan d’action formalisé pour protéger vos biens et assurer la continuité de vos activités en cas de catastrophe naturelle. À l’approche d’un ouragan, par exemple, votre premier réflexe sera de mettre à l’abri les équipements mobiles, sécuriser ce qui ne peut être placé à l’intérieur d’un bâtiment, vérifier les fixations des équipements en toiture, nettoyer les systèmes d’évacuation des eaux pluviales et prévenir les sociétés qui se sont engagées à absorber votre production en cas d’arrêt de vos activités.

 

4- Équipez-vous. Pour protéger votre entreprise en cas de catastrophe naturelle, vous devez disposer des équipements adéquats. Si votre usine se trouve en zone inondable, par exemple, des barrières anti-inondation temporaires sont indispensables. Ces dispositifs sont généralement installés juste avant une crue et retirés dès que l’alerte est levée. Ils se présentent sous différentes formes, des panneaux empilables aux batardeaux souples conçus pour dévier les eaux de crue. Prévoyez également des groupes électrogènes, des téléphones satellites, ainsi que des cuves de stockage en cas de saturation du réseau d’assainissement public.

 

5- Organisez des exercices. Une fois le plan d’intervention établi et les équipements de protection acquis, testez le plan par le biais de simulations théoriques et d’exercices pratiques. Cette étape de préparation est cruciale, comme le montrent nos statistiques de sinistres : les sites qui disposent d’un plan inondation adéquat subissent près de 70 % de dommages en moins et reprennent plus rapidement leurs activités que les sites sans plan inondation ou dotés d’un plan inadapté. En cas de sinistre, une préparation efficace pourrait ainsi vous donner un avantage concurrentiel.

 

6- Obtenez des avances. En cas de dommages liés à une catastrophe naturelle, prenez rapidement des photos. Tenez un registre, faites établir des estimations et conservez vos factures pour permettre à votre assureur de procéder rapidement aux premiers versements. Certains régleurs de sinistres savent comment accélérer le traitement de commandes d’équipements industriels stratégiques (turbines, transformateurs, etc.). Votre assureur peut vous proposer son assistance jusqu’au retour à la normale de vos activités.

 

7- Restez vigilant : un sinistre peut en cacher un autre. Les pertes causées par une tempête peuvent encore s’aggraver après son passage : tout comme un séisme peut être suivi d’une réplique, l’apparition du soleil après un ouragan ne signifie pas que toute menace est écartée. Après une tempête, il arrive souvent que la montée des eaux anticipée ne se produise pas immédiatement : même si le vent et les précipitations ont diminué, les cours d’eau ne sont peut-être pas encore sortis de leur lit, ce qui entraînerait des dommages supplémentaires. Déterminez si vos sites se trouvent en zone inondable. Le cas échéant, évaluez leur degré d’exposition et utilisez toutes les sources d’information disponibles pour ne pas être pris au dépourvu.

 

En bref : une catastrophe naturelle peut causer de lourdes pertes si votre entreprise n’y est pas correctement préparée. Démarquez-vous de vos concurrents, faites le choix de la résilience.

 

La résilience, c’est un choix.

 

Article initialement publié dans le magazine IndustryWeek

Ressources associées :

Boîte à outils sur les risques naturels

Cartographie mondiale des risques d’inondation

 

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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