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De la police incendie à la garantie “tous risques”

À Paris comme à New-York, l’utilisation de matériaux de construction combustibles représentent le même risque d’incendie important. Dans les entreprises des deux côtés de l’océan, les caisses en métal ont disparues et les emballages carton puis plastique se sont multipliés, augmentant d’autant le risque d’incendie. Alors que les polices d’assurance proposées sont aujourd’hui comparables sur les deux continents, l’Histoire montre deux cheminements de pensées pourtant bien distincts.

 

 

Meurtrie par les grands incendies qui ont ravagé Londres et Paris, l’Europe opte depuis le XVIIIème siècle dans son code de construction pour une protection passive, préconisant des matériaux de construction non combustibles, comme la brique par exemple, et le compartimentage des bâtiments. Plus tard, les Etats-Unis préfèrent une protection active qui contiendra l’ampleur et la gravité des sinistres déclarés. Ainsi, dès 1872, le pays s’équipe en masse de sprinkleurs, un système de protection automatique contre l’incendie constitué d’un réseau de tuyauteries remplies d’eau sous pression.

Plus tard, lorsque l’industrie se trouve confrontée aux explosions d’équipements sous pression, les deux continents empruntent une fois encore des chemins différents :

  • la police “boiler and machinery” fait son apparition sur le continent Nord américain et les autorités délèguent immédiatement aux assureurs la responsabilité de juger de la conformité des équipements ;
  • alors que le législateur européen préfère remettre le contrôle des installations entre les mains d’un organisme certifié par l’Etat.

 

1835, les premières polices incendie

« Les polices d’assurance ont évolué différemment sur les deux continents qui communiquaient peu à l’époque », constate Guy Vercauteren, directeur technique souscription chez FM Global. Contraints de s’entourer d’une équipe d’ingénieurs bris de machine, les assureurs américains font par exemple très vite la distinction entre une explosion causée par une combustion rapide (couverte dans le cadre de la police incendie) et une explosion due à une surpression (couverte par la police “boiler and machinery”). « Les racines de FM Global remontent à 1835, alors que les premières polices d’assurance étaient des polices d’incendie », poursuit Guy Vercauteren. Très vite, le législateur américain établit une liste de conditions minimales imprimées sur une page contenant précisémment 165 lignes (NY 165 lines). Ce fameux standard fire insurance policy, adopté par la majorité des Etats américains, détermine depuis les conditions générales applicables sur le continent.

 

Des dégâts matériels moins importants que les pertes d’exploitation

Ces conditions constituent le socle solide sur lequel FM Global a depuis développé son offre de couverture des risques. « Notre police Global Advantage présente les garanties parmi les plus étendues du marché, reprend Sylvie Desjardins, directrice adjointe et responsable senior du développement pour l’opération Europe du Sud. Nous en faisons bénéficier de manière homogène l’ensemble de nos sociétaires où qu’ils soient dans le monde. »

Grâce à ses efforts de recherche, FM Global maîtrise les facteurs déclencheurs et encourage ses sociétaires à minimiser le risque en diminuant, par exemple, la franchise lorsqu’ils améliorent la maintenance de leurs équipements ou lorsqu’ils renforcent les mesures de prévention et de protection contribuant ainsi à la diminution du nombre d’incendies au sein des entreprises. « Aujourd’hui, les conséquences d’un incendie ou d’un bris machine sont plus importantes qu’hier, nuance-t-elle. Non pas en termes de dommages causés mais de pertes d’exploitation car, pour des raisons de réductions de coûts, les sites de production sont de plus en plus des sites de production uniques dédiés à une gamme de produits ou un marché spécifique ».

 

Une démarche continue de progrès à l’avantage de l’assuré

Afin de se conformer à l’évolution de la législation, tout en apportant une qualité de service adapté aux besoins de ses sociétaires, FM Global a su faire évoluer ses polices :

  • au cours du XIXème siècle, le nombre de périls couvert par la police incendie se multiplie (incendie, explosion, foudre…) : tous les biens sont assurés contre chacun des périls dénommés ;
  • dans les années 1990, le concept “tous risques” fait son apparition : le contrat ne définit plus ce qu’il couvre mais ce qu’il ne couvre pas (guerre, nucléaire, fraude…) et il revient, non plus à l’assuré de prouver l’origine du dommage, mais à l’assureur de prouver qu’une exclusion s’applique. « La couverture s’élargit et le transfert de la preuve est également à l’avantage de l’assuré », souligne Guy Vercauteren ;
  • en 2007, FM Global lance un vaste programme d’harmonisation des garanties pour répondre aux industriels de plus en plus mondialisés. « Dans un vaste mouvement de globalisation, les risk managers réclament en effet des couvertures uniformes de l’Asie à l’Amérique du Nord en passant par l’Europe, constate le directeur technique souscription de FM Global. C’est pourquoi nous proposons à nos assurés des garanties à la fois globales et locales (voir article “Pour une couverture de risque optimale« ) » ;
  • en 2008, l’assureur introduit l’option PE (Perte d’exploitation) qui permet aux sociétaires de choisir le mode d’indemnisation – indemnisation de la perte de production ou de la perte de vente – qui leur convient au moment opportun, c’est-à-dire après le sinistre et non à la date de prise d’effet du contrat ;
  • en janvier 2012, la police Global Advantage continue d’évoluer avec quatre nouvelles garanties (désaffection de clientèle, gestion de crise, interruption accidentelle de services, remise en service des machines ou des équipements) et douze autres extensions de garanties, dont la diminution de franchise pour les équipements de protection incendie.

 

« Ces évolutions s’inscrivent dans une démarche continue de progrès motivée par la législation, mais également par les clients qui siègent à notre conseil d’administration en qualité de sociétaires et qui peuvent ainsi directement exprimer leurs besoins et leurs priorités », conclut Guy Vercauteren.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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