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Intégrer l’analyse des risques dans l’évaluation des émissions de CO2

Le secteur du bâtiment concentre plus de 40% de l’énergie consommée en Europe. Un chiffre qui explique à lui seul l’engagement croissant des pouvoirs publics et des entreprises dans la construction de “bâtiments verts”. Ces efforts sont reconnus par de nombreux labels et certifications qui négligent complètement l’impact environnemental des sinistres que peut subir un bâtiment. Des sinistres qui peuvent pourtant grever très lourdement un bilan énergétique. Décryptage.

 

 

Des indicateurs environnementaux précieux

Alors que la communauté internationale est réunie à Durban pour statuer sur l’avenir du protocole de Kyoto et lutter conjointement contre le réchauffement climatique, la question des émissions de gaz à effet de serre est plus que jamais au cœur des préoccupations.

Une telle question est évidemment globale. Elle touche des secteurs aussi différents que l’énergie, le transport, la sidérurgie ou le bâtiment dans lesquels les entreprises jouent un rôle de premier plan. Face aux nombreux engagements de ces entreprises dans les problématiques d’émissions et de performances énergétiques, les indicateurs environnementaux tels que les analyses des cycles de vie sont devenus depuis quelques années incontournables.

 

1 incendie = +14% d’émissions de CO2 pour un bâtiment

Pourtant, ces critères restent parfois perfectibles. Dans le domaine du bâtiment par exemple, l’accent est mis aussi bien en amont, sur la construction, la réhabilitation ou l’amélioration des infrastructures ; qu’en aval, de la consommation courante du bâtiment jusqu’à sa démolition. Ces indicateurs ont l’avantage de prendre en compte l’ensemble du cycle de vie d’une infrastructure mais s’inscrivent de facto dans un « scenario idéal » et négligent les risques liés aux catastrophes naturelles. En effet, le calcul de l’impact environnemental d’un bâtiment est faussé s’il n’intègre pas les émissions rejetées dans le cas d’un incendie ou d’une catastrophe naturelle.

Les incendies, par exemple, peuvent accroître de 14% les rejets de CO2 d’un bâtiment sur l’ensemble de sa durée de vie. Ces émissions viennent évidemment de l’incendie lui-même mais également de l’impact environnemental de la reconstruction d’une installation détruite par les flammes. Dans le cas de catastrophes naturelles, les chiffres peuvent grimper bien au-delà de 15%.

 

L’analyse des risques au cœur du statut environnemental des bâtiments

Pour pallier cette carence, les chercheurs de FM Global ont mis au point une méthode qui complète les approches initiales en intégrant une analyse des risques (incendies ou catastrophes naturelles) susceptibles d’affecter l’empreinte carbone d’un site. Cette analyse des risques, déjà utilisée pour le calcul des risques pour les bâtiments assurés par FM Global, se traduit par des mesures concrètes comme le renforcement du dispositif de sécurité anti-incendie dans les zones les plus sensibles.

Conscient que la réduction des risques passe par un partage accru des connaissances, FM Global a choisi de mettre le travail de ses chercheurs à la disposition de tous en publiant cette méthode d’analyse des risques. Une décision qui s’est imposée comme une évidence pour Brion Callori, vice-président recherche et ingénierie chez FM Global : « Au cours de ces dernières années, nous avons observé une augmentation de la fréquence et de la gravité des incendies et des catastrophes naturelles à travers le monde ainsi qu’une interdépendance croissante des entreprises vis-à-vis de la technologie et de la mondialisation (…) Face aux attentes des actionnaires et à la prise de conscience accrue des entreprises en matière de protection de l’environnement, de développement durable, de gestion des risques, le moment est venu de partager ces informations ».

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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