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Le métier d’ingénieur conseil : comprendre les risques liés à chaque site

Si la connaissance globale des sociétaires, de leur organisation, de leur chaîne d’approvisionnement… est indispensable pour recommander la mise en place de mesures de prévention et de protection, la réalité du terrain est également un élément crucial. C’est là qu’interviennent les ingénieurs conseil. Focus sur “les yeux et les oreilles de FM Global sur le terrain” avec Marzyath Amoussa, ingénieur conseil chez FM Global depuis 2007.

 

 

86 ingénieurs conseil pour les sociétaires FM Global, Opérations de Paris, une visite de chaque site tous les six mois à trois ans en fonction de l’activité et des caractéristiques de celui-ci… Tout est fait dans l’organisation mise en place par FM Global pour accompagner les entreprises dans une gestion des risques optimale. Chaque ingénieur conseil couvre une zone géographique donnée et est donc amené à visiter des sites d’activités variées, quelle que soit sa spécialité. L’objectif de ces visites : recueillir des données concrètes « sur le terrain » afin de produire des rapports qui classifient les principaux risques puis préconiser des stratégies de prévention et de protection.

 

Les visites de site : le cœur du métier d’ingénieur conseil

Pour déterminer au mieux la qualité de risque d’un site, les ingénieurs conseil réalisent leurs visites en trois étapes :

  • « En amont de chaque visite, nous nous appuyons sur des bases de données FM Global, issues des visites antérieures, propres à chaque client afin de connaître les risques potentiels de chaque site », explique Marzyath Amoussa, ingénieur conseil chez FM Global. En fonction de ces données, les ingénieurs conseil identifient, d’une part, les standards FM Global correspondant et travaillent, d’autre part, avec l’ingénieur de comptes en charge pour déterminer s’il y a des points particuliers sur lesquels se focaliser lors de la visite en fonction de l’orientation stratégique globale du groupe. Ils prennent également contact avec les équipes locales. « L’objectif est de faire un état des lieux sur les avancées depuis la dernière visite, chaque site étant visité en moyenne une fois par an, tous les trois ans au minimum. »
  • Lors des visites, les ingénieurs conseil s’attachent entre autres sur les points suivants :
    • L’activité du site et les risques qui y sont associés ;
    • La construction des bâtiments ;
    • Les mesures de prévention déjà mises en place ;
    • Les mesures de protection déjà mises en place ;
    • Et les expositions extérieures au site (voisinage, risques naturels, etc.).

    « Pour identifier au mieux les risques spécifiques à chaque site et conseiller au mieux notre assuré, il est essentiel de bien comprendre son activité », explique Marzyath Amoussa. « Nous partageons le risque avec nos assurés. Nous sommes dans une réelle logique de collaboration et de partenariat, comme si nous faisions partie intégrante de l’entreprise. »

  • À l’issue de la visite sur site, les ingénieurs conseil rédigent un rapport de recommandations transmis à l’ingénieur de comptes, qui le transmettra par la suite aux Risk Managers et aux équipes locales. « Ce rapport contient toutes les informations collectées durant la visite sur l’activité du site et reflète, à travers nos recommandations, son niveau de prévention et de protection face aux risques », développe Marzyath Amoussa.

Quels que soient le secteur d’activité et la nature du site visité, les ingénieurs conseil appliquent ce processus, qui peut varier dans la durée. « Pour les sites chimiques, du fait de leur superficie et de la complexité des risques associés, les visites peuvent durer plusieurs jours voire semaines, illustre Marzyath Amoussa, qui a réalisé environ 70 visites de sites en 2011. Pour d’autres types d’activité (agroalimentaire, entrepôt, etc.) en revanche, une journée voire deux peuvent suffire. »

En parallèle des visites, les ingénieurs conseil accompagnent les assurés pour tout projet de construction d’un nouveau bâtiment, de protection ou de changement d’installation, tout en les aidant, en continu, à mettre en place des mesures correspondant aux recommandations, et ainsi tendre vers une plus grande pérennisation de leur activité.

 

Expertise technique, écoute, pédagogie et jugement : les qualités d’un ingénieur conseil

Pour atteindre ce niveau d’expertise dans le conseil, une formation initiale étalée sur 18 mois est dispensée à tout nouvel ingénieur conseil (voir encadré).

Outre cette formation initiale, les ingénieurs font en permanence évoluer leur expertise, notamment lors des différentes rencontres entre ingénieurs qu’il peut y avoir au cours de l’année, où chacun partage son expérience.

Si l’expertise technique est un prérequis indispensable pour devenir ingénieur conseil, les capacités d’écoute, de pédagogie et de communication sont tout aussi importantes. « Notre travail d’analyse passe par beaucoup de pédagogie. Nous nous devons d’expliquer le risque à nos assurés, de leur faire comprendre à partir d’éléments concrets rencontrés lors de la visite et d’identifier ensemble les meilleures solutions pour éviter qu’un sinistre ne se produise », rappelle Marzyath Amoussa, ingénieur chimiste de formation. Ainsi, pour devenir ingénieur conseil, une formation d’ingénieur n’est pas indispensable. « Nous recrutons majoritairement des ingénieurs ayant acquis plusieurs années d’expérience dans l’industrie (opérationnel ou maintenance). Mais nous sommes aussi ouverts à des profils tels qu’universitaires, docteurs ayant fait de la recherche, consultants… précise Jean-Philippe Dhaine, Responsable support ingénierie et formation des ingénieurs pour l’Europe du sud. L’important est que les personnes soient, suite à la formation que nous leur prodiguons, capables de faire preuve de jugement dans l’application des référentiels et d’identifier les solutions adéquates à chaque situation rencontrée sur le terrain. »

« Chez FM Global, nous visons l’excellence aussi bien en ce qui concerne le niveau technique de nos ingénieurs, qui réalisent des analyses de risques incendie, naturels et bris de machine, que dans la qualité des conseils qu’ils donnent à nos assurés afin d’accompagner au mieux ces derniers sur le long terme. La mission finale de nos ingénieurs est en effet de proposer les solutions qui permettront de pérenniser, face aux risques identifiés, l’activité du site visité », conclue Jean-Philippe Dhaine. « Pour cela, nous investissons massivement dans la formation de nos équipes. Cette formation a représentée en 2011 l’équivalent de 9 000 jours de classe, auxquels s’ajoute un total de 17 000 h de formation en ligne. »

Un cursus de formation de 18 mois pour tout nouvel ingénieur conseil

En intégrant FM Global, et ce quelle que soit son expérience antérieure, chaque nouvel ingénieur se voit attribuer un mentor, chargé de lui transmettre son expérience.

En parallèle, il suit trois sessions de 2 à 3 semaines chacune au centre de formation de Boston. Il passe notamment une semaine au SimZone où il simule une visite pour approfondir les différentes thématiques abordées comme la protection sprinkleur ou les problématiques liées au stockage ou à la construction « En alliant théorie et pratique, ces sessions de formation ont pour but d’amener les ingénieurs conseil à assimiler les référentiels FM Global liés à la gestion des risques. Mais elles permettent surtout aux ingénieurs de s’entraîner à exercer leur jugement face aux différentes situations simulées et à sélectionner, dans chaque cas, parmi les différentes solutions possibles, celle qui sera adaptée au contexte de l’assuré », explique Jean-Philippe Dhaine.

Pour aller plus loin : consultez l’article Analyser, rationaliser, convaincre : le métier d’ingénieur de comptes

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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