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« Travaux par point chaud : dans un environnement sensible, la moindre étincelle peut entraîner un incendie catastrophique »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite étincelle et c’est un incendie potentiellement dévastateur qui peut se déclencher… Insuffisamment pris en compte, les risques liés aux travaux sont pourtant bien réels… mais pas une fatalité. FM Global accompagne en effet ses clients pour mettre en place des procédures de prévention efficaces. Le point avec Pierre Garcia, Spécialiste Formation Clients.

Pierre Garcia, Spécialiste Formation Clients chez FM Global

Pierre Garcia, Spécialiste Formation Clients chez FM Global

Qu’appelle-t-on un travail par point chaud ?

Pierre Garcia : Il s’agit de toute opération qui produit une flamme nue, de la chaleur ou des étincelles. Cela concerne toutes les entreprises, dans tout type de secteur, et surtout une grande variété de travaux ou d’interventions : soudure, meulage, découpe au chalumeau, emballage par rétroformage, isolation d’une toiture avec une couche bitumineuse… C’est pour cela que FM Global y attache une attention toute particulière, et recommande un encadrement très rigoureux de ces travaux.

Dans quelle mesure ce type de travaux présente un risque ?

P. G. : Dans un environnement sensible, comme une usine ou un entrepôt, la moindre étincelle peut entraîner un incendie catastrophique. Peu de gens le savent, mais les statistiques de FM Global nous indiquent que, dans le monde industriel, le travail par point chaud est la deuxième cause d’incendie, après les problèmes électriques. Les exemples d’incidents graves sont nombreux : en 2015, le feu a par exemple détruit le toit de la basilique Saint-Donatien suite à des opérations de soudure sur la toiture. En 2010, une soixantaine de personnes ont perdu la vie dans une tour de Shanghai à cause d’un feu déclenché par des travaux d’isolation.

Les entreprises sont-elles suffisamment informées ?

P. G. : Il n’est pas facile de répondre à cette question. Si beaucoup d’entreprises ne connaissent pas bien ce risque, ce n’est pas le cas des assurés de FM Global. Nos ingénieurs les sensibilisent régulièrement à ces risques et évaluent précisément les procédures mises en place pour encadrer les travaux par point chaud. Globalement, une prise de conscience est nécessaire : récemment, dans une usine de transformation du bois, j’ai vu des ouvriers souder alors que l’environnement était plein de poussières de bois. Le risque était immense !

Justement, quelles sont les procédures à respecter ?

P. G. : Le risque doit être pris en compte avant même le début des travaux. La première question à se poser est : ‘est-il possible de procéder autrement, avec une technique ne produisant pas de chaleur’ ? Par exemple, peut-on boulonner plutôt que souder ? Utiliser un coupe-tuyau plutôt qu’un chalumeau ? Si la réponse est non, il faut alors tenter de déporter l’intervention, pour la réaliser dans un cadre sûr, dans un atelier ou à l’extérieur. Si cela n’est pas possible, il est alors nécessaire d’encadrer strictement l’intervention, avec un permis de feu ou permis de travaux par point chaud.

Quel est rôle de ce document essentiel ?

P. G. : Il est fondamental car il permet d’évaluer les risques et de définir les conditions de sécurité. Ce document doit être précis : lieu et type de travaux, identité des intervenants, durée de l’intervention, précautions à prendre… tout est scrupuleusement noté. Il est délivré par un nombre limité de personnes de l’établissement, en général des managers, et doit être rempli sur les lieux même de l’intervention. Il doit avoir une durée limitée et être renouvelé chaque jour.

Quelles consignes doivent-être appliquées pendant les travaux ?

P. G. : Le responsable aura nommé au préalable les personnes en charge de la surveillance. Elles doivent veiller au bon déroulé des travaux, sans hésiter à intervenir si elles remarquent que les consignes de sécurité ne sont pas respectées. La zone doit être surveillée pendant toute la durée des travaux, sur le principe de rondes très régulières.

Et à l’issue de l’intervention ?

P. G. : La surveillance ne s’arrête pas au moment où on range les outils ! Le responsable doit faire le point avec l’intervenant dès la fin des travaux, pendant une heure environ, et vérifier qu’il n’y a pas de feu couvant, un dégagement anormal de fumée, une odeur de brûlé, etc. qui pourrait conduire à un sinistre. Puis, pendant quelques heures il faut rester vigilant, en mobilisant un surveillant ou en utilisant une caméra infrarouge, des systèmes de vidéosurveillance ou de détection incendie… Ce temps supplémentaire dépend de l’activité (s’il y a une présence de poussière ou de fibres combustibles, etc.) et de la nature des matériaux de construction (isolants combustibles dans des espaces cachés par exemple). Et dans certains environnements à risque, cette surveillance doit être prolongée jusqu’à 5 heures, mais cela reste bien évidemment fonction des spécificités de chaque site. Les deux tiers des incendies liés à un travail par point chaud apparaissent en effet dans les quatre heures après les travaux.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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