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Les inondations en Thaïlande de 2011 modifient les stratégies d’approvisionnement

Désireuses de réaliser des économies d’échelles, les entreprises du monde entier organisent depuis des années leurs circuits d’approvisionnement dans un souci de réduction des coûts. Mais les inondations du second semestre 2011, qui ont brutalement interrompu toute production en Thaïlande, ont provoqué une vaste prise de conscience : en occultant la notion de gestion du risque, nombre d’entre elles ont imprudemment augmenté leur vulnérabilité économique.

 

 

Les pluies de mousson de 2011 ont perturbé une grande partie de l’industrie thaïlandaise, paralysant plus de 14 000 entreprises et coûtant 45,7 milliards de dollars à l’État*. Les chiffres publiés par la World Bank and Global Facility for Disaster Reduction and Recovery (GFDRR) précisent que l’industrie manufacturière a supporté l’essentiel de ces pertes (32 milliards de dollars) en raison des dommages causés directement aux usines, mais également en raison des interruptions de production causées par les crues.
Rappel des faits :

  • dès juillet, la pluviométrie était 46 % plus importante que l’année précédente ;
  • deux mois plus tard, un tiers de la surface du Royaume était déclaré inondé ;
  • au début du mois d’octobre, la puissance des eaux descendant du Nord brisait les digues installées autour des états fortement industrialisés du centre du pays, provoquant la fermeture de 1 300 usines.

L’anecdote relayée par la presse du directeur français d’une usine textile pataugeant dans l’eau, à la recherche de ses sous-traitants pour sauver sa marchandise, illustre comment de nombreux secteurs de l’industrie mondiale, de la construction automobile à l’électronique, dépendent d’usines et de fournisseurs implantés dans le royaume.

 

Par ce mécanisme de chaînes d’approvisionnement mondialisées, FM Global, qui ne comptait pourtant aucun site directement affecté par ces inondations sur le territoire thaïlandais, a tout de même déclaré une perte de 400 millions de dollars liée à l’évènement : 70 % de ces pertes résultaient de ruptures chez les fournisseurs. « Ce fut l’occasion de réaliser combien certaines entreprises étaient dépendantes de leur chaîne d’approvisionnement. Et la leçon fut d’autant plus sévère que certaines d’entre elles utilisaient déjà la Thaïlande comme solution alternative au Japon », remarque Thierry Masurel, Directeur général de l’opération Europe du sud chez FM Global, qui rappelle qu’en mars de la même année un séisme et un tsunami dévastaient l’archipel nippon, fragilisant une première fois le circuit d’approvisionnement mondial.

 

L’indispensable plan de continuité de l’activité

Plusieurs règles de logique simples révèlent les risques inhérents aux chaînes d’approvisionnement :

  • moins les sites de production sont nombreux, plus le risque d’interruption d’activité est grand ;
  • plus la distance entre les divers éléments de la chaîne d’approvisionnement est importante, plus les risques d’interruption sont grands ;
  • plus les stocks sont réduits, plus les risques d’interruption sont grands.

Un fabricant de pneumatique a par exemple réalisé à l’heure du bilan que son usine thaïlandaise fournissait 30 % des compagnies aériennes mondiales. Il n’avait pas pris la mesure de la criticité de cet atelier pour l’industrie mondiale, ni imaginé la pression qu’il allait subir pour remettre d’urgence l’appareil productif en état de fonctionnement.

Prévoyante, l’entreprise Microchip ne s’est pas laissée submerger par les flots. Heureusement doté d’un plan de continuité pour son activité, le fabricant de semi-conducteurs s’est montré capable de palier aux déficiences de ses fournisseurs en fabricant en interne certains des produits manquants, ou en se retournant efficacement vers d’autres fournisseurs.

 

Identification, analyse et couverture des risques des fournisseurs

Gemalto, autre sociétaire de FM Global, n’a pas non plus essuyé de pertes financières considérables mais ces deux incidents d’origine naturelle consécutifs ont accéléré la prise de conscience. Le fabricant de cartes à puce mesure depuis l’importance d’anticiper et de couvrir les risques liés aux fournisseurs jouant un rôle critique pour les produits et solutions informatiques qu’il développe. FM Global encourage ce travail en profondeur sur les fournisseurs clés et entreprend de les analyser comme s’ils faisaient partie de l’organisation du client. Ainsi, en pratique, dans le cadre des études de Business Impact Analysis, les experts de Gemalto :

  • répertorient les sous-traitants du groupe ;
  • parviennent à convaincre les fournisseurs d’accepter que leurs sites de production et de stockage soient visités par les ingénieurs de FM Global ;
  • identifient leurs risques et les incluent dans la démarche commune de prévention.

L’analyse des rapports de visite des ingénieurs de FM Global permettra ensuite au sociétaire, en fonction de sa dépendance au produit, de choisir des fournisseurs alternatifs et d’adapter sa couverture d’assurance.

Dans un but unique : faire de preuve de résilience en cas de catastrophes majeures et de perturbation de la chaîne d’approvisionnement.

 

* The Geneva Reports / Risk and Insurance Research, « Extreme events and insurance : 2011 annus horribilis ». Etude publiée en mars 2012.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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