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Analyser, rationaliser, convaincre : le métier d’ingénieur de comptes

Chez FM Global, il y a les ingénieurs conseil, sur le “terrain” et les ingénieurs de comptes, interface entre ces derniers et les sociétaires. Deux métiers complémentaires qui ont tous deux le même but : protéger au mieux les entreprises. Focus sur le métier d’ingénieur de comptes avec Pierre Engrand, entré il y a 15 ans chez FM Global en tant qu’ingénieur conseil, et ingénieur de comptes depuis 2004.

 

 

Depuis sa création en 1835, FM Global applique un principe simple : privilégier la prévention et la gestion des risques plutôt que la reconstruction. Dans cette optique, les ingénieurs occupent une place stratégique. Sur 5 000 salariés à travers le monde, FM Global compte en effet plus de 1 800 ingénieurs. « Le secteur de l’assurance pour les ingénieurs est pourtant assez peu connu, note Pierre Engrand. Devenir assureur n’était pas ma vocation en sortant de l’école. » Ingénieur en génie chimique et thermique de formation, Pierre Engrand a travaillé pendant 8 ans dans l’industrie pétrochimique et papetière avant de « trouver sa voie » chez FM Global. A tel point qu’il assume ses missions avec la même constance dans sa vie professionnelle que dans sa vie privée : « Je m’applique des règles de sécurité dans mon quotidien auxquelles je n’aurais jamais pensé sans ce métier. Vous n’imaginez pas toutes les précautions que je prends quand je bricole ! »

 

La culture de la prévention

Cette philosophie de la prévention est inscrite au cœur de la formation que dispense FM Global à ses ingénieurs pendant environ un an et demi, notamment lorsqu’ils deviennent ingénieurs de comptes. En mixant culture de la prévention, expertise technique et aptitudes à communiquer, l’objectif est de les former pour qu’ils aillent au-delà des standards habituels, pour qu’ils dépassent la simple prescription, qu’ils y apportent leur propre appréciation et soient dans une véritable optique d’ingénierie.

 

L’importance du terrain pour un ingénieur de comptes

L’une des spécificités chez FM Global est de différencier les ingénieurs conseil (anciennement appelés “ingénieurs terrain”) et les ingénieurs de comptes, pour des raisons d’intégrité technique. « Il y aurait une contradiction entre le fait d’écrire des recommandations et d’aller ensuite les proposer et les défendre devant le client » remarque Pierre Engrand. « Je n’ai pas le pouvoir de dire à un ingénieur conseil d’enlever telle ou telle recommandation en fonction des souhaits du client dont je m’occupe. » Les missions de chacun se divisent donc ainsi :

  • Les ingénieurs conseil visitent chaque site au moins une fois tous les trois ans et produisent des rapports qui classifient les principaux risques. Puis ils préconisent des stratégies de prévention (pour diminuer la fréquence des sinistres) et de protection (pour atténuer leur gravité).
  • Les ingénieurs de comptes analysent ces recommandations et les croisent avec leur connaissance globale du client, son mode de fonctionnement, ses objectifs stratégiques, sa politique industrielle, etc. « Quels sites ont la plus forte contribution aux résultats ? Lesquels s’inscrivent dans les priorités stratégiques ? » Autant d’informations qui conditionnent le montant de la garantie de perte d’exploitation et qui permettent aux ingénieurs de comptes d’indiquer des priorités dans les recommandations à mettre en place. Ils assurent donc l’interface entre la direction de l’entreprise, ses responsables de sites et les ingénieurs conseil, avec pour objectif l’optimisation du “retour sur investissement” lié à la protection du bilan de la société.

Au-delà de cette distinction, les deux métiers sont complémentaires et l’expérience du terrain a une importance capitale. « On peut difficilement faire un bon ingénieur de comptes si l’on n’a pas passé du temps dans les usines, précise Pierre Engrand. C’est important d’avoir “mis les mains dans le cambouis”. »

 

La crédibilité technique ne suffit plus

Face aux directeurs d’usine, les ingénieurs de comptes doivent faire preuve de pédagogie et de conviction. Pour Pierre Engrand, le métier a sensiblement évolué depuis ses débuts chez FM Global : « La crédibilité technique ne suffit plus, ce n’est qu’une partie de notre intervention. » Il faut en effet réussir à convaincre suffisamment le sociétaire pour qu’il consacre une partie non négligeable de son budget, non pas à son outil de travail, mais à la protection de celui-ci et à la prévention. « D’un côté, la prévention réduit la fréquence des sinistres, de l’autre, la protection réduit leur sévérité » explique Pierre Engrand. La persuasion est alors presque aussi importante que la crédibilité technique. « C’est un travail de longue haleine, parfois de plusieurs années » précise-t-il. Pour cela, les ingénieurs de comptes utilisent notamment des projections qui permettent d’illustrer le rapport entre fréquence/gravité des sinistres et coûts potentiels de ces derniers, grâce à un outil d’analyse comparative des risques : RiskMark®.

 


 

Ils utilisent également des cas clients pour illustrer l’impact positif des dispositifs mis en place. « Mais il est très difficile de mettre en valeur des situations où la protection a été telle qu’il ne s’est rien passé, déplore Pierre Engrand. Nous devons donc conceptualiser les risques, mettre en évidence les conséquences d’un sinistre sur le long terme, sur l’image de marque, les pertes de parts de marché, la réputation, etc. »

De quoi convaincre avec détermination, une qualité à laquelle Pierre Engrand attache beaucoup d’importance :
« On ne peut pas convaincre quelqu’un si l’on n’est pas convaincu soi-même. »

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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