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La gestion des risques dans les ETI : protéger le dynamisme économique et l’élan international

Que ce soit dans l’agroalimentaire, les microcomposants ou encore la cosmétique, les entreprises de taille intermédiaire (ETI)* sont de plus en plus performantes : les 4 600 ETI françaises représentent aujourd’hui 3 millions de salariés et composent 27 % du chiffre d’affaires des entreprise françaises. Tournées de plus en plus vers l’international, 31 % d’entre elles ayant aujourd’hui une implantation à l’étranger, elles se retrouvent confrontées à des risques qu’elles n’avaient pas à gérer jusqu’alors. Décryptage avec Loïc Le Dréau, Directeur souscription et clientèle pour l’Opération Europe du Sud de FM Global.
 

 

La structuration des ETI : entre risques…

Si la structure des ETI leur permet de bénéficier d’avantages liés à leur flexibilité et à leur dynamisme, elles sont néanmoins confrontées à quatre situations à risques qui menacent leur continuité d’activité :

  • une position de fournisseur stratégique
    Surperformantes sur leur secteur, les ETI se retrouvent bien souvent en position de fournisseur stratégique. « Si elles sont défaillantes, cela peut très vite se traduire par des pertes de contrats, et par une perte de chiffre d’affaires », précise Loïc Le Dréau ;
  • une potentielle absence de solution de sauvetage
    « Les ETI n’ont pas les moyens des grands groupes dans le sens où elles n’ont pas la possibilité de dupliquer les sites de production. Si l’une de leurs usines est défaillante, elles auront rarement d’infrastructures de secours, ou de recours techniques », poursuit-il ;

  • une nouvelle géographie
    L’arrivée sur des marchés étrangers représente une étape clé de leur développement et les ETI représentent 33 % des exportations françaises. Mais le défi de réussir son internationalisation fait oublier certains risques encourus. Typhons et tremblements de terre en Asie du Sud-Est, ouragans en Amérique du Nord… Du fait de la globalisation de la chaîne logistique, de l’implantation à l’international, ou de l’exportation, les ETI peuvent se faire surprendre par des risques naturels d’une nature et d’une ampleur bien éloignées de ceux connus en Europe de l’Ouest ;

  • un nouvel environnement juridique, politique, culturel, économique
    Dans les pays dans lesquels elles exportent ou s’implantent, les ETI sont souvent confrontées à des réglementations spécifiques.

« Ces risques sont particulièrement sensibles à gérer car la plupart des ETI sont des petites et moyennes entreprises familiales qui ont grandi rapidement et qui n’ont pas nécessairement la structure pour les gérer », insiste Loïc Le Dréau.
 

… et proactivité dans la gestion des risques

Malgré ces menaces, l’organisation de la gestion des risques est optimisée dans les ETI grâce à leur organisation, leur position sur le marché et leur historique. Souvent positionnées en sous-traitance de grands groupes, les ETI ont un besoin vital de protéger leurs activités et leurs biens, de fiabiliser leur outil de production et, in fine, de préserver leur continuité d’activité. Pour les dirigeants, très souvent partie prenante dans le capital de leur entreprise – surtout dans le cadre d’entreprises familiales – , toute perte de chiffre d’affaires les impacte directement.

Alors qu’il existe dans les grands groupes des services dédiés de gestion des risques, dans les ETI, le Risk Management n’est bien souvent qu’une partie des missions du CEO, du CFO, ou encore du directeur juridique. « Une spécificité qui présente ses avantages, développe Loïc Le Dréau :

  • les dirigeants, qui connaissent leur entreprise sur le bout des doigts, sont directement impliqués dans la gestion des risques et sont aptes à prendre les décisions financières en conséquence ;
  • les circuits de décision étant très courts, les ETI réagissent plus rapidement que les grands groupes en présence d’un risque ou d’un sinistre, sont plus dynamiques et agiles. »

Les dirigeants d’ETI se positionnent ainsi dans des logiques très proactives face à la gestion des risques. « Ils sont particulièrement à l’écoute de nos recommandations, ce qui facilite notre travail d’accompagnement au quotidien, d’autant plus que nos interlocuteurs ont bien souvent de solides bases techniques », poursuit le Directeur souscription et clientèle.
 

Le besoin d’un partenariat resserré et d’un accompagnement soutenu

Si l’accompagnement proposé par FM Global aux ETI repose sur les mêmes piliers que pour les grands groupes (appui des ingénieurs pour développer les mesures de prévention et de protection, accompagnement des régleurs de sinistres pour bénéficier des indemnisations dans les meilleurs délais, etc.), celui-ci est plus soutenu pour faire face au manque de structures dédiées.
« Les ETI ressentent plus particulièrement le besoin d’être accompagnées lors de leur développement à l’international, d’autant que la mise en œuvre des décisions est très rapide », développe Loïc Le Dréau.
FM Global se doit donc d’être réactif dans l’analyse des risques, dans l’identification des compétences extérieures et des fournisseurs subsidiaires, dans la mise en place des plans de continuité de l’activité, dans l’indemnisation des sinistres, etc.

« L’un des enjeux majeurs des dirigeants d’ETI est de pouvoir transmettre le capital et les expertises dans les meilleures conditions possibles, conclut Loïc Le Dréau. Dans cette optique, notre travail est de les aider à rendre leur entreprise la plus résiliente possible. »

 
* Depuis la loi de modernisation de l’économie de 2008, est considérée comme ETI toute entreprise comptant moins de 5 000 salariés, et un chiffre d’affaires de moins de 1,5 milliard d’euros ou un total de bilan inférieur à 2 milliards d’euros.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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