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Comment protéger efficacement son entreprise des inondations ?

Les inondations représentent un quart des risques naturels dans le monde. Sur les dix dernières années, au niveau mondial, FM Global a comptabilisé 3 600 sinistres liés aux inondations sur les sites de ses assurés. Une nouvelle fois au cœur de l’actualité avec les différentes inondations qui ont récemment touché l’Hérault, le Gard, les Pyrénées-Orientales et l’Aude, elles n’en demeurent pas moins très largement sous-estimées par les entreprises. Avec une moyenne de l’ordre de 2 milliards d’euros de dommages et pertes par an, les inondations sont pourtant le risque naturel le plus coûteux. Focus sur les différentes étapes pour protéger son entreprise avec Jean Chevalier, spécialiste Inondation pour l’Opération Europe du Sud chez FM Global.

 
Comment proteger efficacement son entreprise des inondations
 

1. Identifier le risque

Il est parfois difficile d’évaluer l’étendue des zones inondables et de les circonscrire précisément, ce qui rend le risque difficilement identifiable. Le déni fausse parfois sa perception. « On a toujours l’impression que c’est un phénomène qui n’arrive qu’aux autres », constate Jean Chevalier.

Les cartographies officielles ont leurs limites, ce qui contribue également à cette situation. Elles ne couvrent pas tous les petits cours d’eau tels que les ruisseaux. C’est pour cela que FM Global produit des cartes plus détaillées pour certaines régions (voir l’article Cartographie des zones inondables : aller plus loin que les cartes officielles) afin d’établir des diagnostics plus précis. « Chaque site visité par les ingénieurs de FM Global fait l’objet d’une évaluation du risque d’inondation, précise Jean Chevalier. Une quantification du risque est réalisée en se basant sur une estimation des dégâts potentiels et de l’arrêt d’activité possible. »
 

2. Faire face au risque

Anticiper les risques permet de réduire considérablement les dommages matériels et les pertes d’exploitation associées. À l’inverse, être pris au dépourvu conduit à prendre des mesures dont l’efficacité sera réduite. Une étude FM Global réalisée sur une période de dix ans et un total de 118 inondations démontre qu’un plan d’urgence peut réduire par trois le montant des dommages. « Sur 72 cas pour lesquels il a été appliqué avec succès, les pertes se sont élevées en moyenne à 1,2 millions d’euros, contre une moyenne de 4,2 millions d’euros pour les 46 autres sinistres », poursuit Jean Chevalier.

  • Pour les nouveaux sites à construire :
    Éviter de construire dans une zone inondable. Cela paraît évident et pourtant, les statistiques de FM Global montrent que 80 % à 85 % des sinistres surviennent sur des sites situés en zones inondables. « Si néanmoins la décision est prise de construire en zone inondable, il faut prendre la précaution de construire au-dessus du niveau des crues attendues en incluant une marge de sécurité », précise Jean Chevalier.

  • Pour les sites existants :
    Lors d’une inondation, la capacité des services d’urgence locaux peut être entravée (route coupée, moyens de communications interrompus, coupures d’électricité, manque de visibilité, etc.). Une planification préalable et une bonne gestion des ressources disponibles sur place (équipements et personnel) permettront de déployer des mesures d’urgence efficaces. Il est ainsi recommandé de :

    • réaliser des études de vulnérabilité ;
    • s’appuyer sur les systèmes d’alerte quotidiens de Météo France ;
    • prévoir une équipe d’intervention bien entraînée au sein de l’entreprise, qui saura réagir en cas de sinistre ;
    • organiser des simulations inondation chaque année.

Cependant, comme l’explique Jean Chevalier : « Un plan d’urgence, bien qu’efficace, ne doit être perçu que comme une solution partielle. Sans moyens de protection, un plan d’urgence est illusoire. »
 

3. Se protéger du risque

« Bien souvent, un plan de protection est considéré comme un coût et non comme un investissement. Or, une fois qu’il a fait ses preuves, l’entreprise prend conscience que c’est un investissement de long terme », précise Jean Chevalier. Seuls des moyens physiques peuvent aider à empêcher les infiltrations d’eau. Une fois les points faibles du site identifiés, une série de mesures peuvent être déployées :

  • surélever et protéger les équipements, les installations critiques, les stockages ;
  • surélever les alimentations électriques, les arrivées de gaz ;
  • éviter les stockages de valeur en sous-sol ;
  • prévoir des dispositifs de protection (barrières métalliques, batardeaux, rampes de protection, etc.).

Exemple particulièrement révélateur de la nécessité d’adopter des mesures de prévention et de protection : celui d’un site de fabrication d’équipements dans le milieu médical en Isère. » Ce site a été inondé il y a quelques années par une crue suite à des pluies très importantes, explique Jean Chevalier. L’eau avait pénétré partout : des sous-sols aux zones de stockage et de production. Le sinistre, non-négligeable, avait alors dépassé un million d’euros. L’an dernier, suite à des pluies similaires, le site n’a pas déclaré de sinistre. Grâce au plan de prévention et de protection qui avait été mis en place entre temps, l’eau n’est pas entrée à l’intérieur du bâtiment et l’entreprise a préservé son activité. »

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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