Aller à la navigation Aller au contenu
en savoir plus

L’INERIS et les NaTech : l’expertise publique sur les risques naturels

L’INERIS (Institut National de l’EnviRonnement industriel et des rISques) a publié en octobre dernier une étude intitulée “L’expertise de l’INERIS sur les “NaTech””. Leur principale conclusion : si les risques naturels ne peuvent être éradiqués, il est indispensable pour les entreprises de prendre des mesures de prévention et de protection, afin d’éviter qu’elles n’aient des conséquences dramatiques sur les installations industrielles. Zoom sur cette initiative des pouvoirs publics.

 

 

7 % des accidents industriels identifiés en France sont aujourd’hui des NaTech (contraction de “naturel” et “technologique”)*, selon l’INERIS**(Institut National de l’EnviRonnement industriel et des rISques). Ce dernier définit les NaTech comme étant « l’impact qu’une catastrophe naturelle peut avoir sur tout ou partie d’une installation industrielle – impact susceptible de provoquer un accident, et dont les conséquences peuvent porter atteinte, à l’extérieur de l’emprise du site industriel, aux personnes, aux biens ou à l’environnement ».

De son côté, FM Global observe que « sur 2010-2011, la moyenne des sinistres dus aux risques naturels est en hausse de 30 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années », selon les mots de Peter Solloway, directeur du développement commercial pour l’Europe Continentale de FM Global, dans le magazine Décideurs. Et d’après le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), cette tendance se confirmera dans les années à venir, avec notamment un accroissement du nombre d’inondations***.

Face à cet état de fait, les pouvoirs publics français et européens ont pris conscience de la nécessité de légiférer. Ils ont notamment décidé de protéger les sites les plus exposés, à savoir les Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE, notamment les sites dits « Seveso »), contre trois types de risques naturels :

  • Les inondations
    Le phénomène inondation recouvrant des réalités très variées, la réglementation générale conseille notamment de définir un aléa de référence pour dimensionner au mieux la protection ;
  • Les séismes
    La règlementation française impose notamment, pour les ICPE, qu’une étude soit conduite par l’exploitant pour déterminer les moyens techniques nécessaires à la protection parasismique des équipements ;
  • La foudre
    Quatre exigences sont notamment précisées par décret dans le droit français : réalisation d’une analyse de risque foudre, conduite d’une étude technique sur les mesures à mettre en œuvre, installation et vérification des équipements de protection prescrits par l’étude.

Au-delà des initiatives réglementaires, l’INERIS mène tout au long de l’année diverses actions pour accompagner les entreprises face aux NaTech, telles que :

  • des missions de retour d’expérience, comme celle effectuée récemment au Japon (appréhension des conséquences du séisme et du tsunami de mars 2011, analyse du comportement des structures industrielles face à la sollicitation sismique et à l’action de l’eau) ;
  • la publication et l’actualisation du « Guide pour la prise en compte du risque inondation », qui propose une méthodologie en trois étapes ;
  • la participation à la réflexion nationale pilotée par l’Association Française de Génie Parasismique, afin d’aider les industriels à mettre en œuvre la règlementation parasismique applicable à certaines installations classées ;
  • le pilotage et la coordination de chantiers européens relatifs aux NaTech dans le cadre du projet INTeg-Risk, comme le projet INTERNATECH lancé en juillet 2011, visant à modéliser, dans le contexte de la catastrophe japonaise, le comportement structurel d’équipements lors d’un tsunami, d’un séisme et d’effets dominos associés, et de définir les coûts directs et indirects du séisme pour les entreprises.

 

La prévention des risques naturels : préoccupation majeure de FM Global

Avec ces actions, les pouvoirs publics incitent les entreprises, de facto, à prendre des mesures appropriées de protection et les aident ainsi à réduire l’ampleur des accidents industriels qui peuvent être provoqués par les risques naturels. Ces démarches correspondent entièrement à la vision de l’assurance industrielle portée par FM Global, qui s’intéresse de près aux risques naturels, comme en atteste le rapport Flirting with Natural Disaster (en anglais).  L’assureur, dont le credo est, depuis sa création, « il vaut mieux prévenir que guérir », va même plus loin que les règlementations en systématisant les études des risques naturels, et de leurs conséquences, à tous les sites de ses assurés.

Une étape indispensable pour mettre en place des plans de prévention et de protection adaptés, et ainsi parvenir à réduire leur exposition aux NaTech. « Dans le cadre d’un événement comme l’ouragan Katrina, nos assurés ont subi 7 fois moins de dommages directs et de perte d’exploitation que ceux qui n’ont pas mis en place les équipements de protection que nous leur avions préconisés », illustre Marc Surleraux, Directeur de l’ingéniérie chez FM Global, dans une interview accordée à L’info Expoprotection.

« Les entreprises ne doivent pas être victimes, elles peuvent contrôler leur destin dans une large mesure ». Face aux NaTech, cette phrase de Ruud H. Bosman, ancien vice-président de FM Global, nous rappelle qu’il est toujours possible de prendre des mesures pragmatiques de prévention et de protection.
* Selon la base de données ARIA gérée par le Bureau d’Analyse des Risques et Pollutions Industriels du Ministère chargé de l’Ecologie
** L’Institut National de l’EnviRonnement industriel et des rISques est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial placé sous la tutelle du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie : http://www.ineris.fr/
*** Source : Prévenir les risques naturels pour éviter les catastrophes industrielles

Pour aller plus loin : consultez :

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

Découvrir