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Optimiser la résilience de son entreprise

Comment rendre les entreprises davantage résilientes ? Dans quelle mesure cela permet-il de réduire l’exposition aux risques et leur impact ? Autant d’interrogations auxquelles répondent deux experts de FM Global, David Hourtolou, Sales VP, et Jérôme Picard, Manager Ingénierie de Comptes.

 

 

 

 

 

 

Comment résumer le concept de résilience ?

David Hourtolou : Il s’agit d’un terme de psychanalyse qui évoque la capacité à rebondir après une crise, un événement difficile.
Jérôme Picard : Si l’on s’intéresse plus spécifiquement au domaine qui nous intéresse, la résilience définit l’aptitude d’une entreprise à prendre des dispositions pour se prémunir contre différents risques.

Quels sont les principaux risques identifiés ?

D. H. : Je citerai en premier lieu les risques naturels. 2017 a par exemple été une année marquée par de nombreux événements, comme la tempête Harvey ou les ouragans Irma et Maria. Sur les 10 000 sinistres déclarés à FM Global l’année dernière, un quart concernait ces événements. Plus largement, nos équipes sont de plus en plus sollicitées pour faire face au risque cyber, devenu une réalité dans le monde d’aujourd’hui. Par ailleurs, FM Global a développé un nouvel outil pour évaluer précisément l’impact financier global d’un sinistre – y compris l’image de l’entreprise, qui peut en pâlir.
J. P. : Les risques principaux sont liés aux catastrophes naturelles – inondation, tempête… – qui peuvent impacter une large zone et avoir des conséquences terribles pour une entreprise. Et bien sûr, il ne faut pas oublier le risque incendie et, comme le rappelle David, le risque cyber : ces deux dernières années, il y a eu plus de sinistres liés à des attaques cyber que sur la décennie toute entière !

Les entreprises sont-elles bien préparées pour y faire face ? Et les secteurs sont-ils exposés de la même façon ?

D. H. : Il n’y a pas vraiment de règle générale à mettre en avant : dans chaque secteur, il y a des « bons et des mauvais élèves ». Il est toutefois possible de dégager un principe. On constate en effet que, chez les « bons » élèves, la problématique de la résilience est gérée, prise en compte, au plus haut niveau de l’entreprise. Je tiens à souligner ici qu’être résilient, c’est être en capacité de rebondir très vite après un sinistre, ce qui confère un indéniable avantage concurrentiel aux sociétés les mieux préparées.
J. P. : Certains secteurs – comme l’automobile – ont pris depuis longtemps conscience de l’impact d’une rupture d’approvisionnement sur la production en cas de sinistre et sont donc familiers avec le concept de résilience. Et j’ai globalement l’impression que les risques cyber et de catastrophes naturelles sont d’avantage pris en compte par les risk managers… ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas de leur hiérarchie.

Quel process suivre pour se préparer au mieux ?

D. H. : La première étape consiste bien évidemment à identifier et hiérarchiser les risques auxquels une entreprise – et ses fournisseurs – sont exposés. Il faut donc faire le point sur les sites les plus vulnérables et les zones concernées pour chaque site avant de déployer différentes solutions de prévention. Le principe général est de limiter le risque et d’en diminuer au maximum les conséquences. L’approche doit donc être double : prévention et protection. Par exemple, en cas de construction d’un nouveau site, on choisira une zone non inondable. C’est le volet prévention. Mais si, pour telle ou telle raison, ce n’est pas possible on installera alors des protections physiques – barrières fixes ou amovibles, surélévation des installations électriques…
J. P. : Il est par ailleurs essentiel de définir en amont un plan de continuité, qui prévoit notamment le transfert de production sur un autre site. Cela se révélera primordial en cas de sinistre. Dans ce cadre, il est fondamental de bien former les équipes pour qu’elles soient à même d’intervenir rapidement et que chacun sache exactement quel est son rôle. Et il faut tester régulièrement ce plan de continuité afin de vérifier qu’il reste toujours efficace.

 

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L’indice de résilience FM Global version 2018 est publié
Pour la cinquième année consécutive, FM Global met à la disposition des dirigeants d’entreprise son indice de résilience. Performances économiques, qualité du risque, fiabilité des chaînes d’approvisionnement… quelque 130 pays et territoires sont passés au crible et classés. L’Europe reste en tête des pays les mieux classés, avec une économie en bonne santé, une bonne gestion des risques et de la chaine d’approvisionnement, et reste une zone relativement peu exposée aux risques de catastrophes naturelles. Alors que la zone Amérique, même si elle possède des infrastructures de qualité, les risques d’ouragan et de tremblements de terre sont bien réels. En revanche, l’Asie est encore une zone où la résilience est moins importante.

 

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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