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Cinq leçons à tirer de la catastrophe de Fukushima

La catastrophe survenue au Japon a détruit des infrastructures et des usines fournissant les produits les plus divers, des composants high-tech à l’acier. Elle a conduit des groupes comme Sony et Toyota à suspendre leur production. Greenwich Associates a mené une étude sur 75 sociétés d’Amérique du Nord réalisant plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires, et a constaté qu’une sur quatre a subi une interruption de sa chaîne logistique, et 30 % se sont retrouvées dépourvues de toute chaîne logistique.

 

Fukushima visuel

 

L’amplitude de la perturbation provoquée a révélé l’importance cruciale de l’Asie pour les multinationales, du fait de l’augmentation de la demande venant de cette région et aussi de la recherche constante de fournisseurs à bas coûts. L’automobile, l’informatique, les semi-conducteurs et les transports sont les quatre secteurs qui ont le plus souffert des conséquences du tsunami.

Alors que les entreprises semblent beaucoup plus conscientes du risque de rupture de la chaîne logistique après la catastrophe survenue au Japon, il reste encore une grande incompréhension des complexités des chaînes logistiques et de nombreuses entreprises sont toujours mal préparées pour faire face au pire. Les sociétés qui savent tirer des enseignements de la catastrophe auront un avantage concurrentiel si par malheur une autre catastrophe survenait.

1. Les catastrophes naturelles détruisent la part de marché et la notoriété, et provoquent une perte de recettes

Les défis que pose la gestion des risques sont de plus en plus prégnants et relèvent désormais de la décision du conseil d’administration car les conséquences peuvent être désastreuses. Celles-ci peuvent aller bien au-delà de la perte de recettes liée à l’interruption de la chaîne logistique ; la part de marché et la notoriété peuvent être mises à mal. La résilience est un avantage concurrentiel parce que les entreprises qui sont préparées à réagir en cas de catastrophe se rétablissent plus vite.

2. Face aux catastrophes naturelles les mesures de prévention sont vitales

Même dans les cas extrêmes ayant entraîné des dommages, la prévention peut en limiter les effets et réduire ainsi les conséquences de l’interruption. FM Global a mis à disposition une boîte à outils sur les catastrophes naturelles (fmglobal.com/nathaz). Ces procédures de planification contre les risques naturels aident les entreprises à se préparer et à se protéger contre les risques de plus en plus fréquents de catastrophe. L’ensemble est mis gratuitement à la disposition des entreprises. Il comporte quatre parties pour comprendre les risques liés aux tremblements de terre, aux inondations, au gel et aux tempêtes.

3. Les entreprises doivent se préparer aux pires scénarios

L’enseignement principal à tirer des événements survenus au Japon, c’est que l’excès de confiance peut tuer l’entreprise. Les sociétés doivent envisager le pire scénario lorsqu’il s’agit d’anticiper les risques pour la chaîne logistique, sinon elles connaîtront des interruptions de production aux conséquences graves. Lorsque le séisme a frappé, personne n’avait pris conscience de l’amplitude d’une telle catastrophe. Ni les compagnies d’assurance, ni l’ensemble des acteurs industriels n’avaient les bonnes procédures pour faire face aux conséquences de la fermeture massive des usines, des interruptions de production et de la fermeture des ports.

4. Repenser la chaîne logistique

Les multinationales commencent à repenser la conception de leurs chaînes logistiques. Au Japon les problèmes ont été exacerbés par l’habitude de concentrer des industries similaires sur une même zone. Lorsqu’il existe une forte concentration de fabricants d’un produit spécifique sur un même secteur géographique, les sociétés peuvent estimer qu’en cas de catastrophe naturelle elles n’ont pas de véritable chaîne logistique de substitution. Il ne suffit pas d’être bien préparé pour faire face à une catastrophe naturelle frappant les fournisseurs, il faut aussi apprécier l’impact potentiel qu’elle va avoir sur leur chaîne logistique. La rupture d’approvisionnement d’un fournisseur peut entraîner une interruption de la production. Aussi les sociétés multinationales doivent vérifier qu’elles sont assurées contre cette éventualité.

5. Se préparer aux conséquences de l’échec du « plan B »

De nombreuses sociétés ont bien compris l’importance de disposer d’une autre source d’approvisionnement en cas de catastrophe naturelle. Mais certaines ont déplacé leur source d’approvisionnement en Thaïlande après le tsunami. Celles-ci ont été touchées une deuxième fois lorsque les inondations ont frappé la Thaïlande. Une solution consiste donc à augmenter et à diversifier le nombre de fournisseurs. En comptant sur plusieurs fournisseurs répartis dans des zones géographiques diverses et non sur un seul secteur, l’intensité des interruptions en cas de catastrophe naturelle est réduite.

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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