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7 négligences qui peuvent remettre en cause la résilience de votre entreprise

La mise en place de mesures de prévention et de protection adaptées permet de réduire l’impact immédiat des catastrophes naturelles sur les activités industrielles. Au-delà de ces mesures, des dispositions, bien souvent négligées, contribuent au développement d’une véritable culture du risque et à la résilience sur le long terme des entreprises. Tour d’horizon des 7 lacunes les plus courantes qui rendent les groupes plus vulnérables.

1. Négliger l’importance de l’évaluation de l’impact des catastrophes naturelles

« La présence, en France, du traité de réassurance contre les catastrophes naturelles garantit aux assurés une couverture avec un tarif fixe depuis des années, pose en préambule Antoine Millot, conseiller en risques d’entreprise pour FM Global, Opérations de Paris. Ce dispositif, aussi attractif qu’il soit, a eu tendance à développer une certaine nonchalance des acteurs économiques et de leurs dirigeants vis-à-vis des événements naturels, qui négligent souvent leur impact potentiel sur la conduite de leurs activités. »
Or, dans un contexte de mondialisation, les entreprises risquent aujourd’hui d’être touchées par des catastrophes naturelles aux quatre coins du globe au travers de leurs relais de croissance en Asie ou en Amérique notamment. Vérifier la couverture des assurances locales, parfois plus restreintes et souvent plus couteuses qu’en Europe, est indispensable.
« Ne pas prévoir, c’est déjà gémir » disait Léonard de Vinci il y a 500 ans. Aujourd’hui « ne pas se préparer aux évènements naturels, c’est mettre son entreprise en péril », prévient Antoine Millot. Tempêtes, inondations, séismes ne sont pas une fatalité car il est possible d’en réduire les conséquences. Pendant l’ouragan Katrina, par exemple, les assurés de FM Global qui ont appliqué les recommandations de prévention ont subi en moyenne 85 % de dommages en moins que les autres. Ils ont ainsi économisé plus de 1,5 million de dollars par site *.

2. Négliger d’affecter des ressources suffisantes aux risques liés à la chaîne d’approvisionnement

« Véritable avantage compétitif, la chaîne d’approvisionnement peut devenir un risque majeur pour l’entreprise si les risques associés sont mal pris en compte », note Cédric Lenoire, chargé du développement commercial pour les entreprises du secteur chimique chez FM Global.
Afin de se prémunir contre ces risques, il est primordial d’allouer des ressources à l’évaluation de la capacité de résilience des fournisseurs stratégiques. « Du point de vue de la gestion des risques, un fournisseur est stratégique si l’arrêt de son activité met en péril l’entreprise ou la réalisation de ses objectifs », note Antoine Millot.

3. Négliger d’inclure la gestion des risques dans les domaines de compétences de la direction

La direction de l’entreprise doit annoncer clairement sa volonté d’améliorer la prévention en préparant un document détaillant :

  • les objectifs
  • les investissements nécessaires
  • les procédures à suivre
  • l’attribution des responsabilités en cas de sinistre

Au niveau du plan de continuité de l’activité, la direction a aussi un rôle primordial dans la définition des objectifs de reprise d’activité – au niveau des délais de reprise acceptables notamment – dans l’allocation des ressources et la mise en œuvre des moyens nécessaires pour atteindre ces objectifs.

 

4. Négliger les risques “qui n’arrivent jamais” dans une activité industrielle

« Lorsqu’un risque touche à une activité, c’est surtout sa probabilité qui est prise en compte. En revanche lorsqu’il est question de risques humains, la tendance naturelle est de s’intéresser en priorité à l’impact », constate Antoine Millot.
Or, définir une stratégie de prévention et de protection en ne se focalisant que sur la probabilité est dangereux pour l’avenir de l’entreprise. Un événement à faible probabilité peut en effet avoir un impact considérable. Impact renforcé par le fait que les entreprises auront laissé de côté ce risque, et n’auront pas pris les mesures nécessaires pour y faire face. Lorsqu’ils surviennent, ce sont ces risques “qui n’arrivent jamais” qui causent le plus de fermetures d’usines.

5. Négliger les mesures de protection au-delà des programmes d’assurance

« Avec l’assurance, on peut se protéger d’une perte de revenus dans un temps donné, mais seules la prévention et la stratégie de résilience permettent de protéger son activité d’événements graves », précise Antoine Millot. Les programmes d’assurance ne permettent en effet pas de récupérer les parts de marché perdues pendant l’arrêt de l’activité, ni de préserver la réputation de l’entreprise. « Dans près de 80% des cas, les entreprises, bien qu’assurées, disparaissent après un incendie majeur », poursuit-il.
Travailler en amont, en développant des mesures de prévention et de protection – soutenues par une couverture d’assurance adaptée – permet de gérer sereinement un sinistre majeur.

6. Négliger de tester régulièrement le plan de continuité d’activité

Pour qu’un plan de continuité soit efficace et conforme aux objectifs de reprise d’activité fixés par la Direction, prévoir un budget pour le tester au moins une fois par an est primordial.
« Plusieurs niveaux de test, plus ou moins élaborés en fonction des ressources, permettent de valider l’efficacité de ces plans » précise Antoine Millot.

7. Négliger d’encourager une culture homogène de la gestion des risques

Développer une culture homogène de la gestion des risques est fondamental dans un objectif de résilience et représente de fait une réelle opportunité business :

  • un plan de continuité de l’activité est synonyme d’avantage compétitif au quotidien : il est une preuve de la volonté de maintenir une stabilité commerciale avec l’ensemble de ses partenaires en toutes circonstances ;
  • en situation de crise, une gestion des risques efficace permet de préserver les parts de marché d’une entreprise en maintenant un niveau de production acceptable.

« Ainsi, statistiquement, les entreprises ayant une forte culture de gestion des risques ont des revenus deux fois plus stables que les autres entreprises** », conclut Antoine Millot.

* Rapport annuel 2010 de FM Global.
** Étude Oxford Metrica

FM Global est le spécialiste mondial de la prévention, la gestion et l'assurance des risques industriels. Un seul but: garantir aux entreprises la continuité de leurs activités partout dans le monde.

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